Le nord-est du Nigeria a de nouveau été frappé par la violence djihadiste. Soixante-trois personnes ont été tuées vendredi soir lors d’une attaque menée par des combattants armés dans la ville de Darul Jamal, située à la frontière avec le Cameroun.
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Selon les autorités locales, l’assaut a visé une zone où se trouve une base militaire nigériane, ce qui laisse penser que les forces armées étaient une cible directe. Babagana Zulum, le gouverneur de l’État de Borno, a confirmé que cinq soldats figuraient parmi les victimes, un bilan également corroboré par une source sécuritaire contactée par l’AFP.
Cette attaque illustre la persistance de l’insécurité dans une région marquée depuis plus d’une décennie par l’insurrection djihadiste. Si l’intensité des combats a nettement diminué par rapport aux années les plus sanglantes du conflit avec Boko Haram, la menace reste bien réelle. Des groupes dissidents, en particulier l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), continuent de mener des raids meurtriers dans les zones rurales, profitant de la difficulté pour l’armée nigériane de contrôler ce vaste territoire.
Cette nouvelle attaque, l’une des plus meurtrières de ces derniers mois, rappelle la fragilité de la sécurité dans le nord-est du Nigeria et les défis persistants pour stabiliser la région, malgré les efforts du gouvernement et de la communauté internationale.







