Le 11 juillet 2024, le capitaine Ibrahim Traoré a confirmé son intention de prolonger son mandat à la tête du Burkina Faso de cinq ans supplémentaires. Cette décision, annoncée lors d’une adresse officielle, vise à stabiliser le pays face aux menaces sécuritaires persistantes. Traoré, arrivé au pouvoir en septembre 2022 après un coup d’État, a justifié cette prolongation par la nécessité de garantir la sécurité avant de pouvoir organiser des élections. La charte adoptée récemment permettra des élections si la situation sécuritaire s’améliore.
Depuis son arrivée au pouvoir, Traoré a initié plusieurs réformes visant à renforcer les capacités de l’armée et améliorer la gouvernance. Cependant, le pays reste confronté à de graves défis sécuritaires avec des attaques jihadistes fréquentes qui ont causé des milliers de morts et déplacé de nombreuses populations. Les assises nationales qui ont conduit à cette décision ont été largement boycottées par les partis politiques traditionnels, mais ont réuni des représentants de la société civile, des forces de défense et des députés de l’assemblée de transition.
La nouvelle charte, adoptée lors de ces assises, prévoit également des modifications dans la structure de l’assemblée législative de transition, en éliminant les quotas précédemment alloués aux partis politiques. Le critère du « patriotisme » a été mis en avant pour la sélection des membres de cette assemblée, et une nouvelle instance, appelée « Korag », a été créée pour superviser la mise en œuvre de la vision stratégique du pays.







