Le 24 septembre 2025, les résultats provisoires du référendum constitutionnel guinéen ont été rendus publics : le « oui » à la nouvelle Constitution est plébiscité avec 89,38 % des suffrages exprimés, tandis que le taux de participation atteint 86,42 %. Ces chiffres ont été annoncés par Ibrahima Kalil Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation. Le texte de la nouvelle Constitution marque la fin officielle de la transition annoncée par les autorités.
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Ce scrutin se déroule dans un contexte politique sensible. L’opposition guinéenne avait appelé au boycott du référendum, dénonçant notamment l’absence de conditions de transparence et critiquant certaines dispositions du projet constitutionnel, jugées favorables aux autorités en place. Malgré cet appel, les électeurs se sont massivement déplacés, selon les chiffres officiels.
Le projet de Constitution qu’ils ont validé modifie plusieurs aspects institutionnels. Il étend la durée du mandat présidentiel et permet, entre autres, l’éligibilité pour d’anciens responsables de la transition à la magistrature suprême — une clause qui avait suscité controverses et débats. De plus, le texte prévoit la création d’un Sénat, dont un tiers des membres seraient nommés par le président, ainsi que d’autres dispositifs institutionnels renforçant le cadre du pouvoir exécutif.
Les résultats définitifs doivent encore être validés par la Cour suprême (cour constitutionnelle selon le contexte guinéen). La date de validation n’a pas encore été précisée par les autorités. Le gouvernement a assuré qu’il mettra en œuvre un processus électoral transparent, crédible et conforme aux principes démocratiques de la République.






