L’ancien président sénégalais Macky Sall a pris la parole pour répondre aux critiques du gouvernement de son successeur Ousmane Sonko, qui l’accuse d’avoir laissé une situation économique préoccupante. Sall a insisté sur le fait qu’il quitte le pouvoir en ayant amélioré plusieurs indicateurs clés. Il a notamment mis en avant la croissance économique, le développement des infrastructures et la mise en œuvre de réformes structurelles qui, selon lui, ont consolidé la position du Sénégal sur la scène internationale.
Les nouvelles autorités, dirigées par Sonko, soutiennent toutefois que des défis majeurs subsistent, notamment en ce qui concerne la dette publique et le déficit budgétaire. Elles critiquent également l’administration précédente pour ne pas avoir suffisamment répondu aux besoins sociaux, laissant une partie de la population marginalisée face à une hausse des inégalités et du chômage.
Macky Sall, pour sa part, souligne que son gouvernement a dû faire face à des crises mondiales – telles que la pandémie de COVID-19 et les tensions géopolitiques – qui ont pesé sur l’économie. Malgré ces obstacles, il affirme avoir maintenu le cap et permis au Sénégal d’enregistrer des avancées significatives, avec des projets phares comme le Train Express Régional (TER) et le développement du secteur pétrolier et gazier.
Cette confrontation verbale reflète le climat politique tendu dans lequel évolue le Sénégal après l’arrivée au pouvoir de Sonko. Ce dernier est attendu sur de nombreuses promesses, notamment en matière de réduction des inégalités et de lutte contre la corruption. Le gouvernement doit également composer avec une population impatiente de voir des réformes immédiates dans les secteurs de l’emploi et de l’éducation. Les défis économiques hérités et les attentes populaires mettent donc la nouvelle administration sous forte pression.







