une mission conjointe de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) a quitté précipitamment la Guinée-Bissau après des menaces d’expulsion proférées par le président Umaro Sissoco Embaló.
A lire aussi : RDC : Londres coupe ses aides au Rwanda, la crise s’intensifie !
Cette mission, déployée du 21 au 28 février, visait à faciliter un consensus sur le calendrier électoral, notamment concernant la date de l’élection présidentielle. Le mandat du président Embaló, débuté en 2020, est au cœur d’une controverse : l’opposition affirme qu’il aurait dû se terminer la semaine précédente, tandis que la Cour suprême de justice a statué qu’il se termine le 4 septembre.
Le 23 février, le président Embaló a annoncé que les élections présidentielle et législatives se tiendraient le 30 novembre 2025.
La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise indépendante depuis 1974, a une histoire marquée par des coups d’État militaires et des troubles politiques. En décembre 2023, une tentative de coup d’État a conduit à la dissolution du parlement par le président Embaló, qui a accusé les députés d’inaction face à cette crise.
Cette récente escalade des tensions souligne la fragilité politique du pays et les défis auxquels la Guinée-Bissau est confrontée pour assurer une transition démocratique stable.







