L’administration Trump prépare une extension majeure de son interdiction d’entrée aux États-Unis, envisageant d’ajouter 36 pays supplémentaires à la liste des nations bloquées. Cette nouvelle étape pourrait plus que doubler le nombre de pays concernés par les restrictions actuelles.
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Selon un mémo interne du Département d’État, signé par le secrétaire Marco Rubio, plusieurs motifs justifient cet élargissement :
Absence de coopération suffisante pour l’expulsion de ressortissants en situation irrégulière ;
Faibles garanties sur la fiabilité des documents d’identité et des passeports ;
Dépassements de visas, fraudes, ou implication de ressortissants dans des activités terroristes ou anti-américaines.
Ce mémo accorde un délai de 60 jours pour corriger ces manquements, sous peine d’interdictions totales ou partielles selon les cas .
Parmi les 36 nations figurent de nombreux pays africains et insulaires du Pacifique ou des Caraïbes, notamment Égypte, Nigeria, Ghana, Égypte, Sénégal, Syrie, Djibouti, Togo, Zimbabwe, etc. Cette liste visait déjà à protéger la sécurité nationale à travers des critères stricts.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique déjà en place : le 4 juin 2025, Trump a signé une proclamation bloquant 12 pays, dont l’Afghanistan, l’Iran, la Somalie ou le Yémen, et restreignant partiellement 7 autres, suite à un décret datant de décembre 2024.
La mouture actuelle, plus structurée, vise à éviter les erreurs judiciaires qui avaient entaché les précédents décrets et à donner aux pays un moyen d’agir pour maintenir la coopération avec les États-Unis.
Cette extension suscite déjà des critiques virulentes. Des élus démocrates la qualifient de xénophobe et soulignent son impact négatif sur l’économie, les échanges culturels et les relations diplomatiques . Elle soulève également des questions éthiques quant à l’équilibre entre sécurité nationale et ouverture internationale.







