D’origine gabonaise, c’est sur Paris qu’Anto cocagne, la trentenaire, propose une cuisine africaine minimaliste, relevée d’une french touch. Une patte qui brise les a priori sur des plats encore trop peu connus et qui fait d’elle une cheffe unique. Anto met en avant les ingrédients et non les pays et mélange allègrement les techniques, les saveurs, les épices négligées.
Elle nous invite ainsi à nous plonger dans les senteurs de son enfance, à tenter l’aventure et à sortir des sentiers battus. Elle rêve de faire découvrir son continent, ses origines, de faire partager ses habitudes alimentaires et ses connaissances. Ainsi, jonglant entre cuisine à domicile, émission télévisée (rendez-vous avec le chef Anto sur Canal +), organisation de festival (We eat Africa), direction artistique du magazine Afro Cooking et livres culinaires (Goûts d’Afrique aux éditions Mango), la trentenaire déverse son énergie communicative partout.
Il faut dire que son parcours en ferait rêver plus d’un. Alors que ses parents ne voulaient pas qu’elle s’engage dans la voie de garage qu’est la cuisine, elle a persisté. Elle part alors en France où elle obtient un BTS en Arts culinaires à Lesdiguières, une Licence en Management des unités de restauration à l’IUT Pierre Mendès France de Grenoble et un Bachelor Restaurateur option Traiteur Organisateur de Réceptions à Ferrandi.
Mais loin de se reposer sur ses lauriers, elle s’envole vers de nouveaux horizons, pour les États unis à la Culinary Arts School. Elle y gagne en ouverture d’esprit. Sa cuisine, en diversité. De retour dans l’Hexagone, elle se lance à son compte et depuis, rien ne l’arrête. Surtout pas sa gourmandise dont elle nous délecte avec son fameux féroce d’avocat, ses boulettes de chevreau aux épices cajuns ou son houmous de petits pois à la menthe… On trouve dans sa cuisine juste ce qu’il faut de saveurs africaines et de chatouillements des papilles.
Quant aux desserts, elle y consacre un soin particulier, voulant montrer qu’ils ne sont pas les parents pauvres de la cuisine africaine : pain perdu » mbouraké » (à base de chapelure, de pâte d’arachide et de sucre) ou poire Belle-Hawa font donc partie de ses créations les plus prisées.
Alors, lancez-vous, remplacez vos bouillons cubes par des crevettes séchées, rehaussez vos recettes avec de l’akpi, essayez les graines de la paix et envolez-vous au Gabon, le pays de Cocagne.
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