Dieuveil Malonga est né près de Brazzaville, en République du Congo, où, malgré le décès de ses parents, il vit une enfance très heureuse au sein d’une communauté très solidaire, souligne son site internet.
A 13 ans, il est accueilli en Allemagne dans la famille d’un pasteur et intègre une école renommée de cuisine, à Münster.
Dieuveil Malonga aime faire saliver les bouches.
Ce chef congolais, passé par l’Allemagne et la France, puise dans leurs savoirs traditionnels pour créer sa cuisine « afro-fusion ». De ses périples dans 38 pays d’Afrique, le chef âgé de 30 ans ramène des techniques, comme le boucanage ou la fermentation, mais aussi des épices et condiments dans sa cuisine africaine.

« Je voyage dans différents pays, j’apprends des grands-mères et ensuite je prends ces vieilles recettes et je les amène dans mon laboratoire ici et j’essaie, avec mes chefs, d’y amener une touche de modernité », dans son restaurant de Kigali, au Rwanda.
Si l’afro-fusion existe depuis très longtemps, le calme et discret Malonga reconnaît avoir contribué aux côtés d’autres chefs comme le Sénégalais Pierre Thiam à mettre l’Afrique sur la carte des foodies du monde entier.

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Fondateur de la plateforme « Chefs in Africa », Dieuveil Malonga regrette que la gastronomie soit souvent réduite aux spécialités familiales telles que le riz, mafé, etc. « Il se passe quelque chose maintenant en Afrique, assure t’il, et les gens s’intéressent à mieux connaître la cuisine africaine ».
Diplômé et remarqué lors de concours, il travaille dans plusieurs restaurants allemands, dont le triple étoilé au guide Michelin Aqua de Wolfsburg, puis en France, à l’hôtel Intercontinental de Marseille. Tombé amoureux du Rwanda, un pays vallonné et fertile au climat très doux, il y ouvre en 2020 Meza Malonga. La « table de Malonga », en kiswahili, attire une clientèle de locaux aisés, expatriés et touristes – pour une addition totale d’environ 130 euros.
A Kigali, Malonga travaille avec dix jeunes cuisiniers, essentiellement rwandais mais aussi burundais, ougandais, tanzaniens, qui, tout en préparant la salle ou en dressant méticuleusement les assiettes – à la pince à épiler – louent sa capacité à se mettre en retrait et « autoriser à créer ». A Musanze, le chef-apprenti souhaite en former beaucoup plus, recrutés à travers le continent, pour continuer la transmission.
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