Une enquête récente de Slate Santé alerte sur la présence de métaux lourds dans la vapeur de cigarette électronique, relançant les débats autour de ces dispositifs longtemps considérés comme une alternative plus sûre au tabac.
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Des études menées à l’Université Johns Hopkins révèlent que plusieurs dispositifs populaires – mods, pods et e-puffs – libèrent des métaux lourds tels que le nickel, le chrome, le plomb et l’arsenic dans l’aérosol inhalé, parfois à des niveaux dépassant les limites de sécurité sanitaire. Fait inquiétant, certains de ces éléments sont déjà présents dans le liquide non chauffé, avant même le passage sous la résistance .
Outre les métaux, la chauffe peut provoquer la formation de formaldéhyde — reconnu cancérogène — par décomposition thermique du glycérol ou du propylène glycol. La vapeur contient aussi des arômes, souvent autorisés pour ingestion mais non pour inhalation, comme le diacétyl ou les aldéhydes, potentiellement toxiques pour les poumons.
Bien que le vaping soit généralement moins nocif que fumer des cigarettes classiques, il n’est pas neutre. Les experts de la Cleveland Clinic mentionnent des risques pulmonaires, cardiovasculaires, organes affectés, et une addiction à la nicotine persistant. Les métaux inhalés peuvent pénétrer dans la circulation sanguine, entraînant stress oxydatif, inflammation, et dommages cellulaires .
L’Organisation mondiale de la santé qualifie la cigarette électronique d’« incontestablement nocive », sans en recommander l’usage comme outil de sevrage. En France, Santé publique France et l’ANSM demandent vigilance face aux éléments métalliques et aux substances inhalées.







