Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, trois pays sahéliens dirigés par des régimes militaires, franchissent une étape décisive dans leur collaboration en matière de défense. Le 21 janvier 2025, le ministre de la Défense du Niger, le général Salifou Mody, a annoncé la création d’une « force unifiée » composée de 5 000 soldats, prêts à intervenir contre les menaces sécuritaires croissantes dans la région.
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L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), une union politique devenue confédération en 2024. Ces pays, confrontés à l’expansion des groupes jihadistes comme l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), ont décidé de mutualiser leurs ressources militaires pour mieux protéger leurs populations et sécuriser leurs vastes territoires.
Cette force intégrée sera dotée de moyens aériens, terrestres et de renseignement, ainsi que d’un système de coordination commun. Selon le général Mody, elle sera opérationnelle dans les semaines à venir et représente un modèle « nouveau, original et sécurisant » pour la région.
Les armées de ces trois pays mènent déjà des opérations conjointes, notamment dans la zone des trois frontières, où les attaques sont fréquentes. La nouvelle force permettra une intervention coordonnée et une meilleure efficacité face aux groupes armés.
Le général Mody a souligné l’importance de cette collaboration : « Nous sommes dans un même espace et faisons face aux mêmes menaces. Il fallait mutualiser nos efforts. » Cette approche, inédite dans la région, pourrait également servir de modèle pour d’autres coalitions africaines.
L’AES cherche à affirmer son indépendance et à renforcer la souveraineté régionale face aux pressions internationales et aux défis internes. Ce projet de force unifiée s’inscrit dans une dynamique plus large visant à stabiliser le Sahel tout en montrant que ces États peuvent collaborer efficacement en dehors des cadres traditionnels comme la CEDEAO.







