Fin avril 2025, les autorités djiboutiennes ont lancé un ultimatum aux migrants en situation irrégulière, leur enjoignant de quitter le pays avant la fin du mois sous peine d’expulsion. Cette mesure vise principalement les migrants éthiopiens et somaliens qui transitent par Djibouti dans l’espoir de rejoindre les pays du Golfe via le Yémen.
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Alexis Mohamed, conseiller du président Ismaël Omar Guelleh, a déclaré que cette décision répondait à des préoccupations de sécurité et de santé publique, affirmant que Djibouti « ne peut pas accueillir toute la misère du monde » . Le ministère de l’Intérieur avait déjà invité les personnes en situation irrégulière à quitter le pays d’ici fin avril, sans préciser le nombre de personnes concernées.
Djibouti, avec une population d’environ un million d’habitants, est un point de transit majeur pour les migrants de la Corne de l’Afrique cherchant à atteindre l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe. Chaque année, des dizaines de milliers de migrants entreprennent la traversée périlleuse de la mer Rouge, souvent à bord d’embarcations surchargées et peu sûres. En 2024, au moins 558 personnes ont perdu la vie en tentant cette traversée, selon les Nations unies.
Les autorités djiboutiennes ont intensifié les opérations de surveillance et de contrôle, notamment dans la région d’Obock, point de départ principal des traversées vers le Yémen. Des arrestations massives ont été signalées, avec environ 3 000 migrants interpellés à Djibouti-ville et détenus dans des centres de rétention en vue de leur expulsion.
Cette politique suscite des inquiétudes parmi les organisations humanitaires, qui craignent des violations des droits des migrants et des conditions de détention inappropriées. Le HCR, en collaboration avec l’Office national d’assistance aux réfugiés et sinistrés (ONARS) et le Centre d’information et d’appui au développement (CIAUD), a lancé des séances de sensibilisation pour informer les réfugiés et demandeurs d’asile de leurs droits et des procédures en vigueur.
Alors que Djibouti cherche à contrôler les flux migratoires sur son territoire, la communauté internationale est appelée à soutenir les efforts humanitaires et à promouvoir des solutions durables pour les migrants et réfugiés de la région.







