Face à l’avancée continue du groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le président Félix Tshisekedi a annoncé une « riposte vigoureuse et coordonnée » pour contrer cette menace. Dans une allocution télévisée, il a reconnu une « aggravation sans précédent de la situation sécuritaire » et a condamné le « silence » et « l’inaction » de la communauté internationale face à « la barbarie du régime de Kigali ».
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Le M23, ou Mouvement du 23 mars, est un groupe armé principalement actif dans la province du Nord-Kivu. Après une période d’accalmie, il a repris les hostilités en 2022, s’emparant de territoires stratégiques, dont la ville de Goma en janvier 2025. Cette offensive a provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes, aggravant une crise humanitaire déjà préoccupante.
Les Nations unies et plusieurs pays, dont les États-Unis et la France, ont appelé à la cessation des combats et au retrait des troupes rwandaises. Cependant, le président Tshisekedi a critiqué la communauté internationale pour son manque de réaction face aux actions du Rwanda, qu’il accuse de soutenir activement le M23.
La situation est d’autant plus complexe que le M23 a ouvert un nouveau front en s’emparant des villages de Kiniezire et Mukwidja dans la province du Sud-Kivu, élargissant ainsi son emprise territoriale.
Le président Tshisekedi a mis en garde contre une escalade aux « conséquences imprévisibles » dans la région des Grands Lacs, soulignant les risques d’une déstabilisation accrue si la situation n’est pas maîtrisée rapidement.
La communauté internationale est appelée à intensifier ses efforts pour soutenir la RDC dans sa lutte contre le M23 et à exercer des pressions sur le Rwanda afin de mettre fin à son soutien présumé aux rebelles. La situation humanitaire nécessite également une attention urgente, avec des milliers de civils déplacés ayant un besoin crucial d’aide.
Alors que les tensions continuent de monter, l’avenir de l’est de la RDC demeure incertain, et la nécessité d’une action concertée pour restaurer la paix et la stabilité dans la région est plus pressante que jamais.







