À Antananarivo, la manifestation du jeudi 25 septembre a viré au chaos. Les protestataires dénonçaient les coupures d’eau et d’électricité. Le mouvement a dégénéré en affrontements, puis en scènes de pillage.
À lire aussi : Référendum en Guinée : 89 % des électeurs approuvent la nouvelle Constitution
Dès le matin, plusieurs groupes ont tenté de se rassembler malgré l’interdiction des autorités. La police est intervenue rapidement. Des affrontements ont éclaté dans plusieurs quartiers du centre.
En fin d’après-midi, la tension a basculé. Des manifestants ont attaqué des commerces et des bâtiments publics. Certains ont pillé des magasins d’électroménager. D’autres ont incendié un centre commercial. Des images de pillages ont largement circulé sur les réseaux sociaux.
Face à la situation, les autorités ont imposé un couvre-feu de 19h à 5h. Elles veulent éviter une propagation des violences à d’autres villes du pays. L’armée a été déployée dans plusieurs points sensibles de la capitale.
Depuis plusieurs mois, la population vit sous la pression de coupures quotidiennes. Certaines zones restent privées d’électricité pendant plus de 12 heures. L’accès à l’eau devient de plus en plus aléatoire. Le mouvement, baptisé « Leo délestage », a pris de l’ampleur sur les réseaux.
La colère est profonde. Beaucoup dénoncent l’absence de solutions concrètes. La contestation ne se limite plus aux délestages. Elle cible désormais la gouvernance, la transparence et l’inaction de l’État.
Les autorités appellent au calme. Mais la situation reste tendue. Des appels à manifester circulaient encore vendredi matin. Le risque de nouvelles violences est réel.







