Le Niger, confronté à des pénuries d’électricité depuis que le Nigeria a cessé de lui fournir de l’électricité en réaction au coup d’État de juillet, a mis en service une nouvelle centrale photovoltaïque de 30 mégawatts. Cette centrale, équipée de plus de 55 000 panneaux solaires, est la plus grande infrastructure énergétique solaire jamais réalisée au Niger.
A lire aussi : Du football à la politique, George Weah est resté fair-play
La société nigérienne d’électricité (Nigelec) a déclaré avoir constaté une « amélioration de la qualité de la desserte » de ses abonnés depuis la mise en service de la centrale, notamment dans la capitale Niamey, à Dosso (sud) et à Tillabéri (ouest).
Le ministre nigérien de l’Énergie, Mahaman Moustapha Barké, a expliqué que la centrale devait être opérationnelle depuis le 25 août, mais son démarrage avait été retardé en raison du départ de la plupart du personnel technique expatrié après le coup d’État militaire de juillet. Cependant, grâce à certains techniciens restés à Niamey, la centrale est désormais opérationnelle.
L’installation de cette centrale a coûté 20 milliards de francs CFA (30,4 millions d’euros) et a été financée en partie par un prêt de 15,5 milliards de francs CFA (23,6 millions d’euros) de l’Agence française de développement (AFD) et un don de 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) de l’Union européenne (UE).
Le Niger a été confronté à d’importantes coupures d’électricité ces derniers mois en raison des sanctions imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en réaction au coup d’État. Avant le coup d’État, le Nigeria fournissait 70 % de l’électricité achetée par la Nigelec, le principal fournisseur d’électricité du Niger.
Cette centrale photovoltaïque représente un pas en avant significatif pour le Niger en matière de production d’énergie propre et de réduction de sa dépendance vis-à-vis des importations d’électricité en provenance du Nigeria. Elle contribuera également à améliorer l’accès à l’électricité pour les citoyens nigériens et à renforcer l’indépendance énergétique du pays.







