L’Éthiopie a récemment pris une décision historique en devenant le premier pays au monde à interdire l’importation de véhicules fonctionnant à l’essence et au diesel. Cette mesure vise à réduire considérablement les dépenses en devises étrangères liées à l’importation de carburants fossiles, qui s’élevaient à plus de 6 milliards d’euros en 2023. Le gouvernement éthiopien souhaite également réduire les émissions de gaz à effet de serre et encourager la transition vers des véhicules électriques. Cependant, des défis persistent, notamment en raison de l’accès limité à l’électricité dans plusieurs régions du pays.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de modernisation écologique et de réduction de la dépendance aux importations de carburant, tout en soutenant la création d’une économie plus durable. En mettant en place cette interdiction, l’Éthiopie fait preuve d’un leadership ambitieux dans la lutte contre le changement climatique et s’efforce de montrer l’exemple, non seulement en Afrique mais aussi à l’échelle mondiale.
Néanmoins, cette transition vers une mobilité plus propre ne sera pas sans difficultés. Le réseau électrique du pays devra être amélioré pour soutenir une augmentation de la demande d’électricité, notamment pour la recharge des véhicules électriques. Cela pourrait aussi poser des questions sur l’infrastructure de recharge et l’adoption de cette nouvelle technologie par les citoyens éthiopiens, habitués aux véhicules thermiques. Le gouvernement devra donc non seulement améliorer le réseau énergétique, mais aussi sensibiliser la population aux avantages des véhicules électriques.







